Il entame son troisième jour de séjour dans les locaux de la sous-direction des affaires économiques et financières, ex-Brigade économique et financière (Bef). Le syndicaliste Laurent Mètongnon n’a pas été présenté au Procureur de la République dans la journée d’hier lundi 20 novembre 2017. Après 48 heures de garde à vue, l’opinion était déjà sûr que la journée d’hier devrait consacrer sa présentation devant le magistrat Gilbert Togbonon.

L’espoir a vite tourné court, la journée d’hier a été sans nouvelle majeure. Laurent Mètongnon n’a donc pas été présenté au Procureur de la République. Mais est-ce que la prolongation de la garde à vue lui a été noti-fiée ? Selon les informations reçues, l’intéressé n’a pas été officiellement informé à ce propos jusqu’au soir de la journée d’hier. Les mêmes sources rapportent que seul un des avocats a été informé de l’intention du Procureur de la République de procéder à la prorogation de la garde à vue du syndicaliste. L’hypothèse d’une prolongation de la garde à vue est donc celle qu’il faudra désormais admettre. Laurent Mètongnon devra passer encore quelques jours à l’ex-Bef avant la fatidique date de présentation devant le Procureur de la République. Les contours de la privation de liberté dans le cadre de la prolongation de la mesure de garde à vue sont situés par les dispositions de l’article 61 du Code de procédure pénale. Ce texte stipule : « Les personnes contre lesquelles il existe des indices graves et concordantes de nature à motiver leur inculpation ne peuvent être gardées à la disposition de l’officier de police judiciaire plus de 48 heures. A l’expiration de ce délai, ces personnes sont conduites devant le procureur de la République qui décide s’il y a lieu de la prolongation du délai de garde à vue qui dans tous les cas ne peut excéder huit jours ».
AT

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