Les tractations en vue de la création du bloc politique « Républicain » au sein de la mouvance semblent se compliquer davantage. En effet, l’un des grands partis de ce regroupement en gestation ne serait pas satisfait des conclusions des négociations qui n’auraient pas pris en compte ses exigences.

Depuis quelques heures, l’information de la démission du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) du bloc « Républicain » a envahi l’opinion. De sources proches des ténors du parti, même si elle reste à être officiellement confirmée par les voix les plus autorisées du parti, la défection n’est pas très loin de la réalité de la situation qui prévaut actuellement au sein du bloc « Républicain ».

D’autres sources proches du bloc « Républicain » évoquent la rencontre tenue entre le Président de la République et quelques acteurs clés du groupement en gestation. Selon ces dernières, le retrait du PRD du bloc « Républicain » était à l’ordre du jour. Au cours de ladite rencontre, le Chef de l’Etat aurait présenté le compte rendu d’une séance tenue avec le Président Adrien Houngbédji.

Il ressort de cette séance que le PRD n’est pas satisfait de la gestion faite du processus de création du bloc. Pour le leader charismatique des « tchoco tchoco », le processus tel que conduit, risque d’occasionner la disparition du PRD, ce qui ne peut être accepté par les instances dirigeantes du parti, encore moins par ses militants. Mieux, la question de logo est également revenu dans les discussions. Le PRD n’a pas eu satisfaction suite à son exigence de voir l’entièreté de son logo dans la structuration du logo du bloc « Républicain ».

Ainsi, au vue de tous ces paramètres, Me Adrien Houngbédji aurait fait savoir au Chef de l’Etat la décision du PRD d’aller seul aux élections législatives de 2019, mais demeure une force politique de la mouvance. Ce qui signifierait donc que le PRD se retire du bloc « Républicain » pour faire cavalier seul comme l’UDBN de Claudine Prudencio et l’AND de Valentin Houdé.

Mais cette décision ne serait pas une surprise, lorsqu’on se réfère aux déclarations du Président Adrien Houngbédji lors du congrès extraordinaire du parti. Celui ci déclarait clairement que le PRD ne disparaîtra au grand jamais sous prétexte d’une réforme de système partisan. Malgré donc son engagement à accompagner le Chef de l’Etat dans la concrétisation de cette réforme, Adrien Houngbédji n’est pas prêt pour célébrer la mort de son parti politique.

C. Houngbédji/Beninwebtv

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