Les responsables du parti union social libéral étaient face aux professionnels de la presse ce jeudi 27 Septembre 2018 au siège du parti. La convocation du président d’honneur du parti par la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) était l’objet de ce point de presse.

Face à la presse ce matin, les responsables du parti usl ont décortiqué la dernière information relative à la convocation par la Criet de leur président d’honneur dans le dossier relatif aux 18 Kg de cocaïne pure.

Après avoir analysé le contenu de la convocation de la Criet à la lueur des textes de la république, les responsables de l’union social libéral en arrive à la conclusion que leur leader est une fois de plus objet d’acharnement de la part du pouvoir du régime de la Rupture.

Les conférenciers en sont arrivés à cette conclusion parce qu’ils estiment d’une part, que le président Sébastien Ajavon n’est en rien concerné par le dossier qui fait objet de convocation. Dans leur déclaration, ils ont fait comprendre que la société CAJAF COMON SA dont Sébastien Ajavon était administrateur n’a pas encore réceptionné le conteneur mis en cause et de ce fait se trouvant sous la responsabilité du transporteur.

Les conférenciers ont par ailleurs rappelé que toutes les personnes privées de liberté dans le cadre de ce dossier ont été relaxées faute de preuves suffisante pour les incriminer. Mais du fait qu’ils ont été innocentés ne fait pas disparaître le fait délictuel car il y a bel et bien quelqu’un qui fait introduire dans le conteneur un corps étranger.

C’est d’ailleurs pour que cette personne soit dénicher que l’ex-administrateur du groupe CAJAF COMON SA a porté plainte contre X en Février 2017. Mais curieusement, rappelle les conférenciers, l’Etat béninois à travers le procureur de la République s’est opposé à l’ouverture de l’enquête par un juge saisit par le soin de Sébastien Ajavon. Malgré toutes ces entraves, le juge d’instruction a ouvert le dossier sur l’autorisation de la cour suprême et la chambre d’accusation. Les personnes impliquées dans le dossier sont écoutées mais celui-ci est bloqué dans son évolution. Pour les conférenciers, cette procédure en cours n’a pas encore livré son verdict quand leur leader est convoqué par la Criet.

Parlant de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, les conférenciers ont estimé que cette « cour installée de toute pièce par le pouvoir pour de base besogne » n’est pas qualifiée pour connaitre du dossier.

Se basant sur l’article 5 alinéa 4 instituant cette cour, les conférenciers ont précisé que cette cour ne saisit que d’une part par voie de la flagrance. Or le dossier 18 Kg de cocaïne étant déjà vidé en première instance, la Criet ne peut pas parler d’une procédure de flagrance délit. la seconde possibilité est une saisine par arrêt de renvoi de la commission d’instruction prévue par la présente loi. la Criet ne remplissant pas ces conditions de saisine n’est pas fondée à convoquer les personnes concernées par ce dossier.

En outre, les conférenciers ont expliqué que l’affaire de 18Kg de cocaïne pure est déjà jugée et que personne n’a relevé appel dans le délai légal.

Après avoir relevé toutes ces irrégularités, les conférenciers en sont arrivés à la conclusion que la persécution contre le président d’honneur du parti union social libéral continue avec le pouvoir en place et que la Criet serait installée pour cette fin.

Edouard Djogbenou/Beninwebtv

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