Les ivoiriens ont assisté tous à l’annonce de l’amnistie de Simone Gbagbo et aussi à sa libération effective mercredi. Au lendemain de sa sortie de prison, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire a décidé de déposer un recours en annulation des poursuites contre elle, enclenchées par la cour pénale internationale (CPI).

Gracier avec 799 autres prisonniers politiques, par Alassane Ouattara, la CPI a tout de suite réclamé Simone Gbagbo qui avait contre elle un mandat d’arrêt de l’institution. L’action de la Cour pénale internationale (CPI), indépendante de l’action des juridictions ivoiriennes est toujours d’actualité.

Dans un communiqué diffusé dans la foulée de la libération de Simone Gbagbo, la CPI a clairement fait savoir que le mandat d’arrêt contre Mme Gbagbo « est toujours en vigueur ». La CPI a donc rappelé « à la Côte d’Ivoire son obligation de remettre sans délai Mme Gbagbo à la Cour ». « Mme Gbagbo doit être arrêtée sur la base de ce mandat et transférée à la CPI pour y être poursuivie. Toute amnistie qui pourrait avoir été accordée n’a aucun impact sur les procédures devant la CPI », précise la juridiction.

La défense de Simone Gbagbo se prépare à engager « en septembre (…) une procédure pour annuler les poursuites contre elle », précise Me Dadjé Rodrigue l’avocat de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire. La défense de Simone Gbagbo veut travailler à empêcher son transfèrement à La Haye où Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé-Goudé sont jugés par la CPI pour des crimes contre l’humanité. La CPI a délivré contre Simone Gbagbo un mandat d’arrêt en février 2012 mais le président Ouattara a finalement affirmé en 2016 qu’il « n’enverrait plus d’Ivoiriens » à la CPI, estimant que la Côte d’Ivoire avait désormais une « justice opérationnelle« .

Beninwebtv

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