Le dialogue social est actuellement en panne en République du Bénin. En effet, les centrales et confédérations syndicales ont fait une déclaration en fin de semaine dernière pour suspendre leur participation aux activités du cadre national du dialogue social. la raison avancée par les centrales et confédérations syndicales pour se retirer des activités du Cnds est la mauvaise foi du gouvernement.
Invité ce Dimanche 17 Décembre 2017 dans l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la chaîne de radiodiffusion de l’Ortb, le secrétaire général de la confédération syndicale autonome du Bénin (csa-Bénin), Anselme Amoussou affirme que les centrales et confédérations syndicales ont suspendu leur participation au dialogue social mais n’ont pas fermé la porte de la négociation.
A l’en croire, la décision des centrales et confédérations syndicales est un signale adressé au gouvernement. Pour le secrétaire général, les centrales syndicales entendent boycotter toutes les rencontres du conseil national du patronat et du gouvernement si le gouvernement ne revoie pas ses méthodes.

Nous ne voulons plus assister au simulacre de dialogue. Il faut que les choses soient désormais claires. Ou il y a un dialogue social ou le Bénin est un pays où le dialogue n’existe pas. Mais plus de simulacre de dialogue
Anselme Amoussou secrétaire général de la confédération syndicale autonome du Bénin (csa-Bénin)

Pour lui, ce qui tient lieu aujourd’hui de dialogue social n’en est pas un. Il s’agit plus de simulacre que de réel dialogue social. Évoquant les différentes réformes en cours, Anselme Amoussou affirme que les partenaires sociaux n’ont été consulté sur aucune des réformes.

« Ecouter l’avis des syndicalistes sur les réformes en cours, ça gâte quoi » s’interroge le syndicaliste.

Mais puisque le gouvernement n’est pas dans une dynamique de dialogue social, « nous avons décidé de suspendre notre participation pour que chacun sache que le Bénin est un pays où le dialogue social n’existe pas »; conclut Anselme Amoussou qui rassure tout de même de la disponibilité des syndicalistes à renouer avec le dialogue social lorsque le gouvernement leur accordera l’intérêt qu’il faut.

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