Convoquée par le Préfet de la Donga, la session extraordinaire du Conseil communal de Djougou pour la désignation d’un nouveau maire n’a pu avoir lieu hier mardi 14 novembre 2017. Les 28 conseillers dissidents ont brillé par leur absence à cette rencontre qui devrait se tenir à la salle de délibération de la mairie.

Attendus hier dans les locaux de la mairie, les conseillers communaux de Djougou n’ont pu répondre à l’appel du Préfet de la Donga, Eliassou BiaoAïnin. Tous les 28 conseillers dissidents sur les 29 que compte la Commune de Djougou ont opté pour la politique de la chaise vide. Même le maire déchu, Alassane Zoumarou, était introuvable dans les locaux de l’administration communale de Djougou. Seuls les membres de l’équipe de supervision dépêchés par l’autorité préfectorale étaient présents. Certaines personnes, étant dans les secrets des dieux, laissent entendre que c’est parce qu’au sein de la liste Abt, le consensus n’est pas trouvé autour de la désignation du nouveau maire.En effet, plusieurs candidatures seraient annoncées. Certaines forces politiques auraient même initié des concertations pour amener les conseillers Abt à accorder leurs violons. Une séance tenue à Djougou le week-end dernier entre les conseillers et le président Abdoulaye Bio Tchané a également accouché d’une souris. Du côté des 16 conseillers Fcbe, on apprend qu’aucune candidature ne se dégage. Ils auraient même tous juré la main sur le cœur de soutenir le candidat de l’alliance Abt. Aux dernières nouvelles, tous les conseillers de l’Alliance Abt étaient hier à Cotonou afin de rencontrer leur leader charismatique. Ce dernier pourra-t-il calmer les ardeurs de ses protégés ? Les jours à venir édifieront.
Hervé M. Yotto
(Br Borgou-Alibori)
Le Préfet de la Donga : « Nous allons nous référer aux textes »
Les Conseillers communaux de Djougou n’ont pas répondu à la convocation du préfet pour l’élection du nouveau maire. C’est le constat fait par le préfet de la Donga, Soulémane Eliassou Biao Aïnin, dans un entretien accordé à Océan Fm, mardi 14 novembre 2017.
« Je ne suis pas en mesure d’expliquer pourquoi cette rencontre n’a pas eu lieu. J’ai régulièrement convoqué la séance pour ce jour, afin d’élire le nouveau maire. Mais, je constate, contre toute attente, qu’aucun conseiller n’est venu pour l’élection. J’ai fait le procès-verbal que je vais adresser à mes supérieurs hiérarchiques. Ils ne sont peut-être pas prêts pour faire l’élection, mais je suis tenu par un délai légal, prévu par l’article 43 de la loi 97 qui stipule que l’intérim ne pouvait durer plus de 15 jours, après la vacance du poste. Pour respecter ce délai, j’ai dû convoquer la séance pour élire le nouveau maire. Les conseillers ont préféré boycotter la rencontre. Qu’on le veuille ou non, il y aura un nouveau maire. Dès qu’ils seront prêts, le nouveau maire sera élu. Cela ne va pas durer indéfiniment. Il y a les délais prévus par la loi. S’il y avait eu au la moitié plus un, on aurait procédé à l’élection. Mais force est de constater qu’ils ne sont pas venus. Nous allons nous référer aux textes pour la conduite à tenir ».
Propos recueillis par Rachida Houssou

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