C’est de notoriété publique que deux grands partis politiques au lieu d’un seul comme l’auraient voulu certains partisans du régime de la rupture sont en gestation pour accompagner et soutenir les  actions du chef de l’Etat, Patrice Talon. Au détour d’un entretien avec les confrères du journal ‘’L’événement précis’’, le député de la majorité  parlementaire, Benoît Dégla a évoqué les raisons de l’échec de la tentative de regrouper les forces politiques de la mouvance dans un seul et unique parti politique.

Dans le cadre de l’assainissement du paysage politique béninois, le député Benoît Dègla aurait voulu que le Bénin soit doté de deux grands partis politiques, l’un pour la mouvance et l’autre pour l’opposition. «Nous avons deux blocs qui appartiennent à la majorité présidentielle. Nous avions pensé qu’on pouvait nous mettre tous ensemble pour faire un seul parti politique. Si l’opposition en avait un, on aurait deux grands partis politiques et c’est le Bénin qui en sortirait grandie», a-t-il confié aux confrères du journal ‘’L’Evénement précis’’. Mais cela ne sera pas possible à cause des égos de certains soutiens du régime. «Mais parvenir à un seul groupe était difficile et nous avons pensé à former 3 groupes. Si le temps le permettait, c’est possible qu’on se donne une échéance d’un an pour se parler, se convaincre. On peut laisser tomber ses petits égos et influences. C’est l’incapacité de parler d’une seule et même voix qui constitue aujourd’hui le problème de l’Afrique. On a vu que le temps de parler d’une même voix était partie», a expliqué l’ancien Ministre de l’intérieur.

Mieux, a-t-il ajouté : « Telles que les choses ont commencé par se dessiner, des informations ont commencé par nous parvenir comme quoi on constituait un monstre à trois têtes. Le souvenir du monstre à trois têtes est triste. On s’est dit que les trois fassent le sacrifice pour se mettre à deux. Les trois étaient le bloc progressiste, celui formé autour du Prd et le bloc républicain». A l’en croire, la Dynamique unitaire était le bloc qui avait en elle seule la potentialité d’aller aux élections parce qu’elle regroupait les députés du centre et du nord. «C’était la seule qui avait en son sein plus de 50 partis politiques régulièrement enregistrés, 22 députés de tout le Bénin. Lorsqu’il s’est agi de cette évidence, nous, au niveau de la Dynamique unitaire, étions là à attendre que l’on fasse des propositions pour voir avec qui aller ensemble. A l’époque, le bloc progressiste et celui formé autour du Prd ne pouvaient pas faire face à celui du bloc Dynamique unitaire. A tort, les gens voyaient la Dynamique unitaire comme un bloc du nord. Ni moi, ni Yahouédéhou, Houdé et Abimbola ne sommes du nord. Le Centre du Bénin est à Tchaourou. C’est scientifique et c’est la géographie qui l’a démontré», a-t-il souligné.

L’élu parlementaire pense que le passé et les ambitions des uns et des autres peuvent également justifier l’échec de la tentative de regrouper les forces politiques de la mouvance dans un seul et unique groupe. « Lorsque vous vous êtes combattus par le passé, lorsque vous avez des ambitions et que vous devez vous mettre ensemble, que vous pensez déjà à demain, c’est normal qu’il y ait des grincements de dents et des doutes», a-t-il indiqué. Et de poursuivre : «Il (le chef de l’Etat) ne peut pas accepter que nous soyons à ses côtés sans qu’il ait son mot à dire sur la constitution de nos blocs. Si nous en sommes là, c’est certainement parce qu’il a donné sa caution». Par ailleurs, il rassure : «Nous sommes en train de construire quelque chose dont le Bénin sera fier».

Beninwebtv

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