C’est une première depuis l’indépendance des deux pays. L’Algérie et la Mauritanie ont inauguré dimanche 19 août leur premier poste frontalier, au niveau de la localité de Tindouf, avec pour objectif de booster les relations économiques et commerciales entre les deux pays.

Cette ouverture devrait favoriser la circulation des personnes et des marchandises entre les deux pays. Elle profitera « aux deux peuples », a déclaré le ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, présent à l’inauguration du poste frontalier aux côtés de son homologue mauritanien Ahmedou Ould Abdallah.

Ce point de passage à la frontière entre les deux pays « que j’ai eu l’honneur d’inaugurer aujourd’hui, servira de base supplémentaire au renforcement de la coopération humanitaire, économique et sécuritaire entre nos deux pays pour servir les aspirations de nos deux peuples frères », a écrit en arabe dans un tweet le ministre algérien de l’Intérieur.

D’après APS, l’agence officielle algérienne, la construction de ce poste frontalier a coûté près de 8,5 millions d’euros à l’Algérie. Elle fait suite à un accord signé par les deux pays en novembre 2017.

La zone, désertique, a longtemps été connue comme un repaire de trafics et de mouvements de combattants armés. De son côté de la frontière, la Mauritanie avait donc déclaré la région « zone militaire fermée à la circulation des personnes ».

Les deux pays partagent un autre projet : celui de construire une route entre Tindouf, en Algérie, et Choum, en Mauritanie. Deux localités proches du Sahara occidental.

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