Patrice Talon : « La France continue d’être notre partenaire privilégié »

« Nous avons obordé les domaines de coopération et fait le bilan de ce qui est en cours et de ce qui reste à faire. Nous avons pu constater que la France continue d’être notre partenaire privilégié pour notre programme de développement. Je voudrais saisir l’occasion pour vous remercier pour la qualité de la coopération entre les deux pays et votre volonté de nous accompagner en permanence. M. le président, vous venez d’énumérer quelques-uns des axes majeurs de l’intervention de la France à nos côtés… Cela dénote de votre pragmatisme personnel et de la volonté du gouvernement français à nous accompagner et accompagner sans tabou notre programme ambitieux, de montrer qu’en quelques années, on peut changer la donne dans un pays pauvre. Le Bénin est un petit pays dans lequel il est facile de changer les choses. Quand on est 50 ou 60 millions, c’est un peu difficile, mais 11 millions d’habitants, c’est à notre portée. C’est cela qui justifie notre volonté d’agir avec autant de courage et de solliciter les partenaires pour nous accompagner parce que nous avons dit que cela est possible.

Notre faiblesse dans un pays comme le Bénin, c’est la malgouvernance. Et nous sommes résolus à donner une réponse positive et visible à nous-mêmes d’abord puis au monde entier dans notre volonté de renoncer à cette image qui nous caractérise et qui nous plombe, et qui fait que l’aide au développement donne l’impression de se lasser. Nous avons entrepris des réformes courageuses, impopulaires, mais c’est parce que nous savons que c’est la seule voie de sortie. Vous en savez quelque chose, car vous êtes également un homme de réformes.

La France, grand pays, pays développé qui semble patiner un peu aujourd’hui, a besoin de réformes et vous en donnez la mesure. Nous, petit pays, qui avons du mal à sortir de la pauvreté, qui patinons dans le sous-développement, nous voulons donner la preuve que les réformes sont également pour nous, la seule voie de sortie. C’est un peu difficile. Il y a quelques remous qui vous parviennent, vous m’avez, lors de notre tête-à-tête, posé quel-ques questions là-dessus. Je vous ai dit qu’il y a quelques tensions, mais c’est bien le signe que ça va bien. C’est bien le signe que nous sommes en action par-ce qu’il n’y a nulle part au monde où on réforme, on abandonne les mauvaises habitudes, on veut changer les paradigmes sans remous ou avec l’applaudissement de tout le monde. Si c’est le cas, ça veut dire que nous ne sommes pas sur le bon chemin. C’est pour vous dire que tout ce qui a été annoncé tout à l’heure comme objets de coopération concrets et immédiats, se feront dans un environnement nouveau davantage d’efficacité et de prise en compte des paramètres réels d’efficacité et non des paramètres de populisme ou exclusivement politique.

 

Nous allons dans les 5 domaines que vous avez évoqués, attendre qu’ils se concrétisent assez vite, mais c’est déjà le cas dans beaucoup de domaines. Car, depuis quelques mois, nous avons conduit ce projet d’hôpital d’Abomey-Calavi avec l’accompagnement en termes de garantie de la Bpi et à un niveau de financement jamais égalé en si peu de temps.

Je voudrais pour finir dire que, dans le domaine du tourisme qui est un secteur de développement certain à cause de la panoplie de patrimoines que nous avons, nous comptons beaucoup sur la France pour nous accompagner dans la coopération muséale que vous venez d’annoncer tout à l’heure par mesure concrète de décisions de mise en œuvre de votre promesse. A ce titre, je voudrais que vous soyez personnellement le 1er acteur de la mise en œuvre d’une visite au Bénin pour nous donner l’assurance que la toute première personne qui constatera les bienfaits de cette dynamique serait vous. Je vous ai invité à venir au Bénin et vous m’avez promis que vous passerez assez rapidement.

 

Je voudrais que cela puisse se concrétiser et devant nos concitoyens, vous puissiez également dire ce que vous pensez des réformes dans le monde et ce qu’elles peuvent nous apporter. Ce n’est pas parce que nous avons besoin d’une caution extérieure que nous avons besoin de partager avec nos concitoyens les paramètres qui sont incontournables pour le développement. Sortir du sous-développement passe par des réformes. C’est sur cette note que je vais finir mes propos en vous remerciant pour votre appréciation de ce que nous faisons dans ce domaine et l’encouragement que vous m‘avez adressé tout à l’heure en disant « C’est la seule voie, continuez ».

Actubenin

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