Bientôt une loi sur la biosécurité au Bénin. Le gouvernement s’active à rendre effectif ce vœu qui entre dans le cadre des  exigences de l’adhésion du Bénin au Protocole de Cartagena. Au cours de sa réunion hebdomadaire du 20 mars 2019, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant transmission à l’assemblée nationale du Projet de loi sur la biodiversité en République du Bénin.

A travers cet acte fort, le gouvernement matérialise sa volonté de contribuer à la prévention des risques biotechnologiques relatifs à la Convention sur la diversité biologique. Le Bénin s’engage donc à satisfaire à l’une des directives phares de ce protocole dont l’objectif est de contribuer à assurer un degré adéquat de protection pour le transfert, la manipulation et l’utilisation sans danger des organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne. Effet, nul n’ignore les risques que ces organismes peuvent comporter pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique d’une part, et la santé humaine d’autre part, du fait des mouvements transfrontaliers. C’est d’ailleurs dans le souci de prévenir et d’enrayer ces risques que la communauté internationale a engagé une action concertée à cet effet. Le Bénin décide de ne pas être du reste et s’active à adopter cet arsenal juridique qui lui permettra de  s’inscrire dans un cadre global de protection en matière de manipulation et d’utilisation des organismes vivants modifiés, fruits de la biotechnologie moderne. Ce sera dorénavant un nouveau texte qui viendra renforcer le corpus de dispositions relatives à la protection de l’environnement et au développement durable. Définitivement, le Bénin disposera à travers le vote de cette loi à l’Assemblée nationale, d’une législation pertinente en matière de biosécurité.

HA/Actubenin

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