L’émission « Mercredi politique » de la chaîne de télévision privée E-télé a reçu hier mercredi 30 octobre 2019, le consultant politique Agapit Napoléon Maforikan et Jules Léandre Kiti, membre de l’Udbn. A cette occasion, ils ont invité l’opinion publique à ne pas avoir peur de la révision de la Constitution, l’une des recommandations du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre 2019.
« Il n’y a pas de peur à se faire en ce qui concerne la révision de la Constitution, telle que suggérée dans le rapport du comité des experts si la volonté du chef de l’Etat est respectée ». C’est ce que pense Jules Léandre Kiti, membre de l’Udbn. Selon lui, c’est la première fois qu’un dialogue politique précède un projet de révision de la Constitution. « Il y a eu des concertations, mais jamais sous cette forme », a-t-il déclaré. Un avis partagé par son vis-à-vis, Agapit Napoléon Maforikan. Ce dernier a d’ailleurs martelé que la psychose qui s’empare souvent des Béninois à l’idée qu’on révise la loi fondamentale est due aux révisions opportunistes en Afrique et qui permettent de maintenir certains chefs d’Etat en poste. Tout en faisant référence à la Constitution française de 1958, il a déclaré qu’une Constitution est faite pour être amendée et que toutes les conditions sont réunies dans le cas du Bénin. Sur la question de savoir si le projet de révision de la Constitution sera authentique, vu que la société civile n’a pas pris part au dialogue politique, le consultant politique Agapit Napoléon Maforikan a fait savoir que l’animation de la vie politique relève des prérogatives de la classe politique. A l’en croire, la société civile a pour prérogatives d’intervenir sur des actions citoyennes. Cependant, il estime qu’elle peut faire des propositions où jouer un rôle de veille citoyenne. « La société civile a encore son rôle à jouer mais un  rôle de veille », a-t-il laissé entendre. Jules Léandre Kiti a abondé dans le même. Il pense qu’une Organisation non gouvernementale (Ong) peut faire des propositions et les transmettre aux élus qui sont à l’écoute du peuple. « Les députés viennent de plusieurs circonscriptions électorales. Donc les Ong peuvent leur faire des propositions. La classe politique a été mise devant ses responsabilités et la société civile devrait respecter cela et rester dans son  rôle », a-t-il conclu.
Léonce Adjévi/Actubenin

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